Les petits ARN nucléolaires (snoRNA) constituent une classe de molécules d’ARN non-codant que l’on retrouve principalement dans les introns. Ils jouent un rôle vital au niveau de la modification et de la maturation de l’ARN ribosomique (ARNr) grâce à des mécanismes essentiels à la biogenèse du ribosome comme la pseudo-uridylation et la 2’-O-méthylation. Les snoRNA sont des éléments dérivés des introns qui servent de lien entre la régulation de l’épissage et les modifications de l’ARNr, aidant à mieux comprendre la biologie du cancer. On a observé une dysrégulation des snoRNA dans différents cancers, et certains snoRNA dont le niveau est élevé sont des candidats prometteurs comme biomarqueurs des cancers non-invasifs. Dans notre laboratoire, nous nous intéressons au rôle des snoRNA en ce qui a trait au cancer de l’ovaire. Nous utilisons la bioinformatique et la génomique pour identifier les snoRNA qui distinguent les sous-types de cancer par leur virulence. Nos recherches ont démontré que l’épuisement de certains snoRNA dans les cellules cancéreuses des ovaires entraîne d’importants changements phénotypiques. Pour l’instant, notre objectif est de comprendre comment les snoRNA stimulent la progression du cancer en reliant les modifications des ARNr au potentiel invasif des tumeurs et aux altérations de l’épissage. Nous examinons également les interactions protéines-snoRNA et snoRNA-ARN pour tenter de découvrir de nouveaux mécanismes de régulation guidés par les snoRNA. Notre objectif ultime est de mettre au point des stratégies innovantes de détection et de traitement du cancer en misant sur les snoRNA comme biomarqueurs, cibles thérapeutiques ou outils moléculaires.


